46 ONG Congolaises et internationales de premier plan saluent l’accord-cadre pour la paix, la sécurité, et la coopération, mais appellent à des actions complémentaires pour que la paix devienne réalité

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Un groupe d’ONG congolaises et internationales bien connues a appelé aujourd’hui les pays de la région des Grands Lacs, ainsi que leurs partenaires internationaux, à garantir que l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération signé à Addis Abeba recevra l’appui politique nécessaire pour mettre un terme à la guerre dans l’est de la RDC.

Dans un document d’orientation publié ce jour et dans des courriers adressés au président de la RDC Joseph Kabila, au Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, à la présidente de l’Union africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, au président des États-Unis Barack Obama et à la Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, les groupes ont fait part de leur accueil favorable à l’accord-cadre comme une occasion d’instaurer un nouveau type d’engagement décisif dans un conflit qui perdure depuis deux décennies et a ravagé les vies de millions de Congolais.

Cependant, ils suggèrent également que l’accord sera vain sans des mesures spécifiques supplémentaires, notamment la nomination d’un ancien chef d’État en qualitéd’Envoyéspécial des Nations Unies habilité à servir de médiateur au niveau national et régional ; l’intégration de la société civile congolaise et des principaux partenaires donateurs bilatéraux et multilatéraux de Kinshasa dans le mécanisme de surveillance national ; l’introduction d’une politique de conditionnalité basée sur des critères clairs et convenus et sur une collaboration véritable entre le gouvernement, les donateurs et la société civile.

Les groupes exigent également la création d’un fonds de la Banque mondiale par la communautéinternationale pour soutenir des projets visant à renforcer l’intégrationéconomique régionale pour mettre l’accent sur les avantages de la stabilité régionale, l’introduction de mesures positives que les pays voisins doivent adopter pour démontrer leur engagement en faveur de la fin du conflit, des négociations réalistes avec les groupes armés pour éviter l’impunitéjudiciaire qui a caractérisé les accords passés, et un engagement significatif des donateurs pour favoriser la démobilisation des soldats rebelles et l’intégration économique régionale.

«Nous avons besoin d’une approche nouvelle, d’un processus de paix basé sur les principes de justice», déclare Raphael Wakenge, coordinateur de l’Initiative congolaise pour la justice et la paix (ICJP). «Les accords de paix précédents ont souvent fermé les yeux sur l’impunité, permettant aux criminels de guerre d’être intégrés dans les services de l’armée, la police et la sécurité. Cela a compromis la légitimité du processus de paix et la réputation des services de sécurité, y compris du système judiciaire.»

L’accord-cadre est basé sur deux points principaux: mettre fin au soutien étranger aux mouvements de rébellion congolaise et favoriser la réforme globale des institutions étatiques telles que les secteurs de l’armée nationale, la police et la justice. Les groupes ont appelé aujourd’hui les facilitateurs et les onze États signataires de l’accord-cadre à s’assurer de l’existence de critères clairs afin d’atteindre ces objectifs. Ils suggèrent, de plus, aux donateurs de subordonner leur aide à la progression dans le processus de paix.

«L’accord-cadre est une promesse forte faite au peuple congolais, mais les processus de paix antérieurs ont échoué en raison du manque de transparence, du faible engagement international et de l’absence de processus global», explique Federico Borello, directeur pour la région des Grands Lacs chez Humanity United

«Cette fois-ci, il est impératif de s’attaquer une bonne fois pour toutes aux problèmes profonds du Congo que sont l’impunité, l’interférence régionale et la faiblesse de l’État. Sans cela, nous passerons à côté de notre meilleure chance de paix.»

De plus, les groupes ont exhorté la communauté internationale à faire preuve d’un soutien constant allant au-delà de l’approche technocratique des dernières années. Outre la demande d’un Envoyé spécial des Nations Unies, les groupes ont appelé les États-Unis et l’Union européenne à nommer des Envoyés spéciaux pour soutenir le processus et ont demandéà l’Union africaine, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) de continuer d’apporter leur soutien au processus. Ils ont aussi préconisé l’organisation d’une conférence de donateurs pour engager les ressources nécessaires afin de promouvoir la collaboration économique transfrontalière et la réforme en profondeur des institutions congolaises.

«Il n’y a pas eu de processus de paix solide au Congo depuis 2006, malgré l’escalade de la violence depuis lors», précise Jason Stearns, directeur du projet Usalama pour le Rift Valley Institute.«L’accord-cadre apporte de l’espoir, mais il exige un capital politique et financier considérable pour surmonter les intérêts bien enracinés.»

«Une solution durable pour les millions de déplacés dans l’est de la RDC ne sera possible que grâce à un processus de paix qui mette fin au conflit. L’accord-cadre est une réelle opportunité pour un avenir meilleur pour la RDC. Nous prions donc instamment les parties prenantes de faire tous les efforts possibles pour parvenir à la paix cette fois-ci.»

Les groupes ayant publié le document d’orientation aujourd’hui incluent Le Service Jésuite des Réfugiés, Action Aid, Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), Action Humanitaire et de Développement Intégral (AHDI), Action pour la Paix et la Concorde (APC), Association pour le Développement des Initiatives Paysannes (ASSODIP asbl), Christian Aid, COJESKI Nyiragongo, Collectif des Organisations des Droits Humains et de la Démocratie au Congo (CDHD), Comité des Observateurs des Droits de l’Homme (CODHO), CordAid, Danish Refugee Council, Dynamique Synergie des Femmes, Enough Project, Eurac, Forum de la Femme Ménagère (FORFEM), Groupe Justice et Libération , Humanity United, IFDP, International Refugee Rights Initiative, ISS, Justice Plus, Ligue des Electeurs (L.E), Ligue pour la Cohabitation Pacifique et de Prévention des Conflits (LCPC), MDF, Norwegian Refugee Council, Peace and Human Rights Centre (PHRC), Réseau pour la Réforme du Secteur de Sécurité et de Justice (RRSSJ), Youth Program for the Development of Africa (YPDA).

Un exemplaire des recommandations des groupes est disponible à l’adresse –https://www.jrs.net/assets/Regions/IOR/media/files/reponse_global_final.pdf

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Cuarenta y seis ONG congoleñas e internacionales dan la bienvenida a la paz, a la seguridad y al marco de cooperación, pero piden más medidas para hacer que la paz sea una realidad

Un grupo de importantes organizaciones no gubernamentales congoleñas e internacionales ha pedido hoy a los países de la región de los Grandes Lagos, junto con sus contrapartes internacionales, que garanticen que el Acuerdo de Paz, Seguridad y el Marco de Cooperación firmado en Addis Abeba reciba el apoyo político necesario para poner fin a la guerra en el este del Congo.

En una respuesta política publicada y cartas al presidente de la RDC, Joseph Kabila, al Secretario General de la ONU, Ban Ki-moon, al presidente de la Unión Africana,  Dlamini Zuma, al presidente de los EE.UU., Barack Obama, y la Alta Representante de la Unión Europea para Asuntos Exteriores y Política de Seguridad, Catherine Ashton, los grupos aplaudieron el Acuerdo Marco como una oportunidad para un nuevo tipo de compromiso frente a un conflicto que en dos décadas ha devastado las vidas de millones de congoleños.

Sin embargo, también advierten que el Acuerdo será papel mojado si no se toman  medidas adicionales específicas: el nombramiento de un enviado especial de la ONU de alto perfil con poder para mediar tanto a nivel nacional como regional; la inclusión de la sociedad civil congoleña y de las principales contrapartes donantes bilaterales y multilaterales de Kinshasa en el mecanismo de supervisión nacional propuesto; y la vinculación de la ayuda de los donantes a metas claras y acordadas y la colaboración genuina entre los gobiernos, los donantes y la sociedad civil.

Los grupos también han pedido la creación de un fondo de donantes para apoyar los proyectos destinados a profundizar en la integración económica regional para enfatizar los beneficios de la estabilidad regional; negociaciones con los grupos armados mediadas por las ONU que eviten la impunidad característica de los acuerdos pasados; y la participación sustancial de los donantes para promover la desmovilización de los soldados rebeldes y la integración económica regional.

«Necesitamos un nuevo enfoque, un proceso de paz basado en los principios de justicia», dice Raphael Wakenge, coordinador de la Iniciativa Congoleña para la Justicia y la Paz (ICJP). ‘Las ofertas de paz del pasado a menudo han cerrado los ojos ante la impunidad, permitiendo que los criminales de guerra se integren en el ejército, la policía y los servicios de seguridad. Esto ha socavado la legitimidad del proceso de paz y la reputación de los servicios de seguridad, incluido el poder judicial».

El Acuerdo Marco se basa en dos puntos principales: poner fin al apoyo extranjero a los movimientos rebeldes congoleños, y el fomento de la reforma general de instituciones estatales como el ejército nacional, la policía y sectores de la judicatura. Los grupos hicieron hoy un llamamiento a los facilitadores y a los once Estados signatarios del Acuerdo Marco para asegurarse de que hay referencias claras a fin de llevar a cabo estos objetivos. Además sugieren a los donantes vincular su ayuda para avanzar en el proceso de paz.

«El Acuerdo Marco es una gran promesa para el pueblo congoleño, pero los procesos de paz anteriores han colapsado por la falta de transparencia, el débil compromiso internacional y la ausencia de un proceso global», dice Federico Borello, director de Humanity United en Grandes Lagos. «Esta vez, es imprescindible abordar de una vez por todas desde la raíz los problemas del Congo: la impunidad, la injerencia regional y la debilidad del Estado. Sin esto, nuestra mejor oportunidad para la paz fracasará».

Además, los grupos también hacen un llamamiento a la comunidad internacional, para que muestre su resolución a ir más allá del enfoque tecnocrático de los últimos años. Aparte de requerir un enviado especial de la ONU, los grupos pidieron a los Estados Unidos y a la Unión Europea el nombramiento de sendos enviados especiales para apoyar el proceso, y a la Unión Africana, la Conferencia Internacional sobre los Grandes Lagos (ICGLR) y la Comunidad para el Desarrollo de África Austral (SADC) que mantengan su apoyo al proceso. También hicieron un llamado en favor de una conferencia de donantes que destine los recursos necesarios para promover la colaboración económica transfronteriza, arraigada en la reforma de las instituciones congoleñas.

«No ha habido un proceso de paz sólido en el Congo desde 2006, a pesar de la intensificación de la violencia desde entonces», dice Jason Stearns, director del Proyecto Usalama del Rift Valley Institute. «El Acuerdo Marco trae esperanza, pero se requerirá de un capital político y financiero sustancial para superar los intereses creados.

Entre los grupos que hoy presentan el documento están los siguientes:  Ayuda en Acción, Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), Action Humanitaire et de Développement Intégral (AHDI), Action pour la Paix et la Concorde (APC), Association pour le Développement des Initiatives Paysannes (ASSODIP asbl), Christian Aid, COJESKI Nyiragongo, Collectif des Organisations des Droits Humains et de la Démocratie au Congo (CDHD), Comité des Observateurs des Droits de l’Homme (CODHO), CordAid,  Consejo Danés para los Refugiados, Dynamique Synergie des Femmes, Enough Project, Eurac, Forum de la Femme Ménagère (FORFEM), Groupe Justice et Libération, Humanity United, IFDP, International Refugee Rights Initiative, ISS,Servicio Jesuita a Refugiados en los Grandes Lagos, Justice Plus, Ligue des électeurs (L.E), Ligue pour la Cohabitation Pacifique et de Prévention des Conflits (LCPC), MDF, Consejo Noruego para los Refugiados, Peace and Human Rights Centre (PHRC), Réseau pour la Réforme du Secteur de Sécurité et de Justice (RRSSJ), Youth Program for the Development of Africa (YPDA).

Una copia de las recomendaciones en inglés de los grupos se puede encontrar en –https://www.jrs.net/assets/Regions/IOR/media/files/comprehensive_approach_final.pdf