GENEVA (8 December 2015) – Ahead of the International Human Rights Defenders Day on Wednesday 9 December, UN Special Rapporteur on the situation of human rights defenders Michel Forst called for better support and protection of defenders by States, funders and the general public.
“They are ‘Gandhis’ and ‘Mandelas’. They are ‘Rosa Parks’ and ‘Malalas’. They are also ordinary individuals, lawyers, women activists, community leaders, journalists, unionists and environmentalists who strive to re-claim our rights and promote our freedoms.
They are called human rights defenders, countless individuals and groups advocating for human rights, educating and raising awareness of situations around the world, and holding governments to account for their actions.
For that reason, international law clearly recognises the crucial role of rights defenders to effectively eliminate human rights violations. The UN Declaration on Human Rights Defenders calls on States to support them and protect them from harm.
In spite of this, when activists fight to unmask injustice, challenges and obstacles are thrown in their path to restrict and dissuade them from persevering. So much so that two weeks ago, on 24 November, 54 Governments refused to join 117 other UN General Assembly member States in voting to support a key resolution to recognize the role of defenders, support their work and ensure their protection.
National laws are often enacted to criminalise the human rights defenders’ work or cut their funding. They are unfairly portrayed in adverse terms to intimidate or silence them. They face enormous risks and threats as a result of the work they do, or because of who they are.
Some specific groups are often singled out for targeting. Defenders working on women’s rights, LGBTI-rights, rights related to land, environment and corporate responsibility, along with indigenous rights, face ever more perilous risks and are constantly under attack.
In commemoration of the International Human Rights Defenders Day on 9 December, I call on States to support and protect human rights defenders at the international, regional and national levels through building defenders-friendly alliances and adopting concrete measures to protect rights activists.
I urge Parliamentarians to be vigilant against laws that restrict civil society space, criminalise human rights activities and stifle funding for defenders.
I ask funders to give priority to human rights defenders both through un-earmarked core funding and specific project resources, in consultation with defenders themselves and through minimal red tape requirements.
I also call on civil society and rights defenders to better organise peer-support and self-protection networks and mechanisms to address current threats and risks, as well as to prevent and warn of future challenges.
And to the general public, I ask them to recognise the important role of numerous activists who ceaselessly seek to defend human rights and fundamental freedoms for the good of the whole society, and to engage their governments and parliaments to support defenders in their countries and in their foreign policy.
In our strife for freedom, equality and justice, it is imperative that we empower and protect human rights defenders – our heroes, our sentinels who fight our human rights battles. They deserve our unequivocal support.”
The Special Rapporteurs and Independent Experts are part of what is known as the Special Procedures of the Human Rights Council. Special Procedures, the largest body of experts in the UN Human Rights system, is the general name of the Council’s independent fact-finding and monitoring mechanisms. Special Procedures mandate-holders are independent human rights experts appointed by the Human Rights Council to address either specific country situations or thematic issues in all parts of the world. They are not UN staff and are independent from any government or organization. They serve in their individual capacity and do not receive a salary for their work.
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Mercredi 9 décembre 2015
« Ils sont des « Gandhi » et des « Mandela ». Ils sont des « Rosa Parks et des « Malala ». Mais ils sont aussi des simples individus, des avocats, des militantes féministes, des leaders communautaires, des journalistes, des syndicalistes ou encore des défenseurs de l’environnement qui luttent pour reconquérir nos droits et promouvoir nos libertés.
Ils sont appelés défenseurs des droits de l’homme; ils sont des milliers d’individus et de groupes qui plaident partout dans le monde pour le respect des droits de l’homme, éduquent, sensibilisent et contribuent à rendre les gouvernements responsables de leurs actions.
Pour cette raison, le droit international reconnait clairement le rôle vital des défenseurs des droits de l’homme pour éliminer les violations des droits de l’homme. La Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l’homme appelle les Etats à les soutenir et à les protéger de ce qui pourrait leur nuire.
Malgré cela, dès lors que les activistes se battent pour démasquer l’injustice, ils font face à des nombreux obstacles et menaces visant à restreindre leur travail et à les dissuader de persévérer dans leur combat. Tant et si bien qu’il y a à peine deux semaines, le 24 novembre dernier, 54 gouvernements ont refusé de se joindre aux 117 autres Etats membres de l’Assemblée générale des Nations Unies pour soutenir une résolution importante appelant à reconnaître le rôle des défenseurs, à soutenir leur travail et à assurer leur protection.
Des lois nationales sont souvent promulguées pour criminaliser le travail des défenseurs des droits de l’homme ou pour couper leurs sources de financement. Ils sont présentés dans leurs pays de manière dénigrante afin de les intimider ou de les réduire au silence. En raison de leurs actions en faveur des droits de l’homme ou de leur identité, ils s’exposent à d’énormes risques et menaces.
Certains groupes de défenseurs font en particulier l’objet d’attaques ciblées. Ceux qui défendent les droits des femmes, les droits des personnes LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes), le droit à la terre, l’environnement et la responsabilité des entreprises, de même que les droits des peuples autochtones, font face à des menaces toujours plus importantes et sont constamment l’objet d’attaques.
A l’occasion de la journée internationale des défenseurs des droits de l’homme le 9 décembre, j’appelle les États à soutenir et à protéger les défenseurs que ce soit à l’échelle internationale, régionale ou nationale et ce, au travers de l’établissement d’alliances avec des défenseurs et de l’adoption de mesures concrètes pour protéger les activistes.
J’invite les parlements à être particulièrement vigilants face au risque de lois qui cherchent à restreindre l’espace de la société civile, à criminaliser des activités des droits de l’homme et à restreindre le financement des activités des défenseurs.
Par ailleurs, je demande aux bailleurs de fonds de donner la priorité aux défenseurs des droits de l’homme à la fois au travers de financements non-affectés et la mise à disposition de ressources spécifiques sur des projets, en consultation avec les défenseurs et en évitant des formalités administratives trop pesantes.
J’appelle également la société civile et les défenseurs à renforcer les réseaux et mécanismes de solidarité et de soutien afin de répondre aux risques actuels et à venir.
Enfin, j’appelle le grand public à reconnaître le rôle de ces nombreux activistes qui cherchent inlassablement à défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales pour le bien de la société dans son ensemble, et à encourager leurs gouvernements et parlements à soutenir les défenseurs dans leurs pays et au travers de leur politique étrangère.
Dans notre quête vers la liberté, l’égalité et la justice, nous devons protéger et renforcer les capacités de celles et ceux qui nous défendent – nos héros, ces innombrables sentinelles qui mènent jour après jour le combat pour nos droits. Ils méritent notre soutien inconditionnel.”
Personas defensoras de los derechos humanos: Nuestros “Gandhis” “Mandelas”, “Rosa Parks” y “Malalas” merecen nuestro apoyo y protección
GINEBRA (7 de diciembre de 2015) – En vísperas del día internacional de las personas defensoras de los derechos humanos del 9 de diciembre, el Relator especial de las Naciones Unidas, Michel Forst llama a los Estados, a los donantes y a la sociedad en su conjunto a brindar mayor protección a las personas defensoras de derechos humanos.
Son los “Gandhi” y “Mandela”. Son las “Rosa Parks” y “Malala”. También son personas comunes, abogados, mujeres activistas, líderes comunitarios, periodistas, sindicalistas o defensoras del medio ambiente que luchan por reconquistar nuestros derechos y promover nuestras libertades.
Son llamados defensores y defensoras de los derechos humanos. Son miles de individuos y grupos en todo el mundo que abogan por los derechos humanos, educando, despertando conciencias y pidiendo rendición de cuentas a los gobiernos por sus acciones.
Por esta razón, el derecho internacional reconoce claramente el papel fundamental de las personas defensoras de derechos humanos en poner un término de manera efectiva a las violaciones de estos derechos. La Declaración de las Naciones Unidas sobre las personas defensoras de los derechos humanos urge los Estados a apoyar y proteger estas personas.
Pese a eso, cuando las y los activistas luchan para desenmascarar la injusticia se encuentran con numerosos desafíos y obstáculos para disuadirlos de perseverar. Hace tan sólo dos semanas, el 24 de noviembre, 54 gobiernos se negaron a unirse a otros 117 Estados de la Asamblea General de las Naciones Unidas para apoyar una resolución clave que reconoce el rol de las personas defensoras de derechos humanos, apoya su trabajo y promueve su protección.
Leyes nacionales son muchas veces promulgadas para criminalizar la labor de las y los defensores o para cortar su financiamiento. Estas personas son injustamente retratadas de una manera denigrante y hostil con el fin de intimidarlas y silenciarlas. Enfrentan numerosos riesgos y amenazas como consecuencia del trabajo que hacen o por ser quienes son.
Ciertos grupos son particularmente estigmatizados, como las personas que defienden los derechos de las mujeres, de los derechos LGBTI (personas lesbianas, gays, bisexuales, transgéneros e intersexuales), de los derechos relacionados con la tierra, con la responsabilidad de las empresas o con los derechos de los pueblos indígenas. Enfrentan cada vez más riesgos y viven bajo amenaza constante.
En conmemoración del día internacional de las personas defensoras de los derechos humanos, el 9 de diciembre, insto a todos los Estados a que apoyen y protejan a quienes defienden los derechos humanos, sea a nivel internacional, regional o nacional, a través de la construcción de alianzas en favor de las y los defensores y de la adopción de medidas concretas para proteger a estas personas.
Insto a los Parlamentarios a que estén en alerta contra las leyes que buscan restringir el espacio de la sociedad civil, criminalizar las actividades de derechos humanos y suprimir fondos destinados a las defensoras y defensores.
Pido a los donantes que den prioridad a la defensa de los derechos humanos a través de fondos no asignados y de recursos específicos para proyectos, en consulta con las personas defensoras de los derechos humanos y con el menor nivel de requisitos burocráticos.
Llamo también a la sociedad civil y a quienes defienden los derechos humanos a mejorar las redes y mecanismos de apoyo mutuo y auto-protección para responder a las amenazas y riesgos actuales, así como prevenir y alertar sobre los desafíos por venir.
Para terminar, pido a la sociedad en su conjunto que reconozca la importancia del papel de las y los numerosos activistas que buscan sin descanso defender los derechos humanos y las libertades fundamentales por el bien de toda la sociedad. Les pido que incentiven a sus gobiernos y a sus parlamentos para que apoyen a los y las defensoras en sus países y en sus políticas exteriores.
En nuestra lucha por la libertad, la igualdad y la justicia, es crucial que empoderemos y protejamos a quienes defienden los derechos humanos – nuestros héroes, nuestras centinelas quienes libran la batalla por nuestros derechos humanos. Se merecen nuestro apoyo incondicional.
Para mayor información y solicitudes de prensa, favor contactar a Jamshid Gaziyev (+41 22 917 9183 / defenders@ohchr.org)
Los Relatores Especiales y Grupos de Trabajo de la ONU forman parte de los ‘Procedimientos Especiales’, el mayor órgano de expertos independientes en el sistema de la ONU para los Derechos Humanos, que reúne a los mecanismos de investigación y monitoreo establecidos por el Consejo de Derechos Humanos para hacer frente a situaciones concretas en países o a cuestiones temáticas en todo el mundo. Los expertos de los Procedimientos Especiales trabajan de manera voluntaria; no son personal de la ONU y no perciben un salario por su labor. Son independientes de cualquier gobierno u organización y actúan a título individual.
























